Le concours de recrutement de 50 auditeurs de justice et de 50 élèves greffiers, organisé en juin 2026, au profit du ministère de la Justice et de la Législation, serait dans une zone de turbulences. Après la proclamation des résultats, des recours en contestation seraient en préparation. Ce qui pourrait conduire à la mise en place d’une commission d’enquête.
La liste de admis au dernier concours de recrutement de 50 auditeurs de justice et de 50 élèves greffiers suscite des remous dans les milieux judiciaires. Des recours pourraient contraindre l’administration à se pencher de nouveau sur le dossier.
Dans les milieux judiciaires, l’affaire commence à susciter des interrogations. Selon des sources proches de l’organisation, le jury aurait pourtant travaillé dans le respect des règles et en toute impartialité. Ces sources rejettent ainsi toute remise en cause des résultats proclamés.
Deux versions s’opposent donc. D’un côté, des réserves seraient formulées par des candidats contestant la liste des admis. De l’autre, les organisateurs défendent la conformité des opérations.
Seule une commission d’enquête permettra de voir clair dans ce dossier.
Jurisprudence
Ce n’est pas la première fois que des concours organisés par le gouvernement au profit des ministères sectoriels sont remis en cause au Bénin.
Déjà, en 2016, après son arrivée au pouvoir, le président Patrice Talon avait fait suspendre puis annuler plusieurs concours organisés en 2015, à la suite de révélations faisant état de fraudes.
En décembre 2020, un concours de recrutement de magistrats avait également été annulé après la découverte, selon les autorités, de cas de tricherie et de fuites de corrigés. Des poursuites avaient alors été engagées.
Plus récemment, en mai 2026, les concours destinés au recrutement de 300 élèves conseillers pédagogiques et de 50 élèves inspecteurs de l’enseignement secondaire ont été annulés puis repris, sur fond de préoccupations concernant la régularité et la crédibilité du processus.
Cette fois-ci, le concours des auditeurs de justice et des élèves greffiers constitue donc un dossier très sensible. Dans un secteur aussi stratégique que la justice, la moindre suspicion peut rapidement affecter la confiance dans le recrutement.
Reste à savoir le sort qui sera réservé à ce premier concours organisé sous le président Romuald Wadagni, qui prône aussi la transparence, l’équité et la justice. Sera-t-il aussi annulé ou non comme celui, qui a mené à des poursuites judiciaires et un procès en décembre 2020.
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