Le Bénin fait face à une pression croissante liée à l’insécurité au Sahel et dans le nord du Nigeria. Selon la fiche du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), publiée le 6 août 2026, 8 400 réfugiés ont été enregistrés dans le pays au cours du premier semestre 2026.
À fin juin, le Bénin compte environ 85 200 personnes déplacées, dont près de 42 000 réfugiés et demandeurs d’asile. 8 400 réfugiés ont été enregistrés au titre du premier semestre 2026. Les mouvements de population sont principalement liés à l’insécurité dans les pays voisins, notamment le Burkina Faso et le Nigeria.
La fiche du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) informe que les départements du nord du Bénin sont particulièrement concernés par ces mouvements transfrontaliers. À Porga, dans l’Atacora, 4 673 personnes venues du Burkina Faso ont fait l’objet d’un pré-enregistrement. À Ségbana, dans l’Alibori, 1 540 personnes arrivées du Nigeria ont été enregistrées et documentées, tandis que 1 905 personnes ont été pré-enregistrées à Kalalé, dans le Borgou. Le HCR relève également l’émergence d’un nouveau front de déplacement dans la Donga, notamment autour de Partago et Djougou.

Des besoins toujours importants
La situation reste également marquée par des déplacements internes. En juin, 2 841 personnes issues de 393 ménages ont été déplacées à Matéri, dans l’Atacora, à la suite de la réorganisation des opérations de sécurité. Face à ces mouvements, le HCR travaille avec le gouvernement béninois et plusieurs partenaires pour renforcer l’accueil, l’enregistrement et la protection des personnes déplacées. Au 30 juin, environ 30 400 réfugiés et demandeurs d’asile étaient individuellement enregistrés au Bénin. Dans le nord, les opérations d’enregistrement et de vérification ont permis d’enregistrer 8 481 demandeurs d’asile et de délivrer 2 337 documents de protection.
L’organisation soutient également l’accès aux services sociaux, aux moyens de subsistance et à la formation professionnelle, avec l’objectif de favoriser l’inclusion des réfugiés et de renforcer la résilience des communautés d’accueil.
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