Le Bénin s’apprête à commercialiser sa toute première cargaison de pétrole brut en vingt ans. Bien que les volumes restent modestes, cette manne financière arrive à point nommé pour le gouvernement du nouveau président Romuald Wadagni. Courant octobre, Akrake Petroleum Benin — filiale de la société singapourienne Rex International Holding et opérateur du bloc 1 abritant le gisement de Sèmè (Sud-Est) — mettra en vente 250 000 barils de brut béninois.
Cette vente marque l’aboutissement d’un projet qui s’est fait désirer. La production actuelle tourne autour de 3 000 barils par jour (b/j), un chiffre en deçà des prévisions initiales de l’opérateur (qui espérait 5 000 à 6 000 b/j). En cause : un premier forage qui n’a pas atteint sa cible, obligeant l’exploitation à démarrer en mars grâce au seul second puits.
Bien que la cargaison n’ait pas encore trouvé preneur, Akrake Petroleum Benin profite d’une conjoncture particulièrement favorable. En tant que nouveau venu sur le marché mondial, le brut béninois subira certes une décote, mais celle-ci devrait être largement neutralisée par la hausse des cours mondiaux.
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