La campagne cotonnière 2026-2027 fait face à un premier signal de vigilance dans les bassins méridionaux. Les relevés pluviométriques d’août montrent une baisse de 30 mm par rapport à la même période de 2025, alors que le rendement sera déterminant pour redresser la production.
Un déficit pluviométrique commence à attirer l’attention sur la campagne cotonnière 2026-2027 au Bénin. Dans les bassins méridionaux, 149 mm de pluie ont été enregistrés en août, contre 179 mm un an plus tôt, selon les données arrêtées au 31 août par le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA).
Cette baisse de 30 mm intervient à un moment où les plants doivent poursuivre leur développement et préparer la formation des organes fructifères. Des séquences sèches peuvent notamment réduire l’efficacité de l’assimilation des engrais et affecter le développement végétatif.
L’alerte reste toutefois localisée. Dans plusieurs zones du Centre et du Nord visitées début septembre, notamment à Banikoara, Sinendé et Djougou, l’état végétatif des cultures a été jugé globalement satisfaisant.
Le facteur pluviométrique n’est par ailleurs pas le seul point de vigilance. La chenille de la capsule, Helicoverpa armigera, affiche désormais une pression moyenne, tandis que celle des jassides demeure faible.
Avec 519 596 hectares emblavés fin juillet, soit 86,6 % de l’objectif national, la campagne dispose d’une base importante. Reste désormais à préserver le potentiel de ces superficies jusqu’à la récolte, dans un contexte où le Bénin vise 700 000 tonnes après une production de 533 590 tonnes en 2025-2026.
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