L’examen du dossier de Kémi Séba devant la justice sud-africaine n’a finalement pas eu lieu ce mardi 11 août 2026.
Le calendrier judiciaire de Kémi Séba connaît un nouveau contretemps. Alors qu’une audience était prévue ce mardi 11 août en Afrique du Sud, l’activiste n’a pas été présenté devant les juges.
Une coupure d’électricité dans la prison où Kémi Séba est détenu, consécutive aux mauvaises conditions météorologiques, a empêché les services pénitentiaires d’organiser son transfert vers le tribunal, selon Bip radio.
En l’absence du prévenu, la juridiction a décidé de reporter l’examen de l’affaire au 23 septembre 2026.
Cette nouvelle date doit permettre à la justice sud-africaine de reprendre l’examen du dossier, notamment autour de la procédure d’extradition engagée à la demande des autorités béninoises.
Une procédure engagée depuis plusieurs mois
Kémi Séba est détenu en Afrique du Sud depuis son arrestation, le 13 avril 2026 à Pretoria. Il avait alors été interpellé avec son fils et un troisième homme dans le cadre d’une affaire liée aux règles d’immigration sud-africaines et à un projet présumé de déplacement vers le Zimbabwe.
La police sud-africaine avait confirmé à l’époque l’existence d’une procédure susceptible de conduire à son extradition vers le Bénin.
La police sud-africaine avait confirmé à l’époque l’existence d’une procédure susceptible de conduire à son extradition vers le Bénin.
Parallèlement à cette procédure locale, Cotonou a engagé une démarche visant à obtenir le retour de l’activiste. Mario Metonou, le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET), a annoncé dès le 20 avril 2026 l’engagement d’une procédure d’extradition. Il a indiqué que Kémi Séba faisait l’objet de mandats d’arrêt délivrés par la justice béninoise, notamment pour des faits qualifiés d’apologie du crime, d’incitation à la haine et à la violence, ainsi que pour blanchiment de capitaux.
Le volet béninois est également lié aux événements survenus au Bénin en décembre 2025, après la tentative de coup d’Etat du 7 décembre.
La défense de Kémi Séba s’oppose à l’extradition et a fait notamment valoir ses inquiétudes en ce qui concerne les conditions dans lesquelles l’activiste serait jugé si celui-ci était remis aux autorités béninoises.
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